Vendredi 13 mars 2009 5 13 /03 /Mars /2009 01:11
Nous nous sommes fait arrêter ! Il fallait bien que ça arrive... La police présente à beaucoup de rond-points fait son repérage routinier... Quels automobilistes va-t-elle bien pouvoir escroquer? Mon mari le craignait, c'est arrivé. Nous nous sommes fait arrêter pour un "controle routinier d'identité" comme ils disent en France.. Ici ça serait plutôt "une petite partie de machine à sous"... Nous n'étions pas en règle. d'après Monsieur le policier. Et oui parce que mon cher mari a eu son permis le 28 Février 2009 et nous étions le 11 Mars. La loi tunisienne stipule que le permis provisoire que l'on vous attribue juste après l'examen réussi de la pratique de la conduite n'est valable que quinze jours à partir de la date d'obtention du permis, passée cette date, il faut avoir en sa possession le permis définitif que l'on vous attribue au centre d'examen préfectural.
Non vous ne revez pas, si l'on fait le calcul, cela ne faisait que 12 jours que nous avions ce permis provisoire, il était donc toujours valable, et comme par hasard, nous étions sur la route du centre d'examen préfectural pour récupérer le fameux permis définitif.  Le policier a su trouver la faille : la voiture louée n'était pas au nom de mon mari (car il faut pour cela avoir le permis définitif) et c'est lui qui conduisait alors qu'il était sensé être juste co-pilote... Bref.. Le policier nous a donc menacés d'envoyer notre voiture à la fourrière ! L'ultime solution d'arrangement à l'amiable a donc été de lui offrir gentiement un joli petit billet de 20 dinars (un policier gagnant en moyenne 15 dinars par jour comme salaire) afin de le remercier de son amabilité de nous laisser tranquilles.. Vous l'avez bien compris, il n'attendait que cela...
La Tunisie est loin d'être le paradis, croyez-le ou non, ce n'est pas prêt de changer... La faute à qui me direz-vous? La faute à tout l'monde et à personne.. On ne sait pas vraiment.. Mais il se trouve que les hommes qui ont un peu de pouvoir aiment s'en attribuer bien plus et savent en profiter comme il se doit... "Riez, vous êtes en Tunisie"



La Tunisie, un pays à deux faces?


C'est exactement cela, un pays qui soigne son image internationale, d'autant que le tourisme est la première ressource du pays. Ce pays se présente comme un véritable paradis pour les touristes et investisseurs. Les touristes sont comme des rois en Tunisie, on leur sourie, on se plie à toutes leurs exigences, on leur cache les vices du pays.
Un pays qui se présente comme prospère, ouvert, occidentalisé, sécuritaire et comme un pionner du point de vue du statut de la femme dans le monde arabe.
Mais sous le vernis, se cache la réalité d'un pays autoritaire qui ne fait aucune place à la liberté d'expression, où une simple critique peut vous mener en prison, où les opposants politiques risquent la torture et l'emprisonnement.

La tunisie connaît une grave dérive autoritaire, les libertés publiques et individuelles sont constamment violées et les partis politiques, les associations et les médias sont réduits au silence.

Le peuple est victime de la loi du non-dit, de la pauvreté, de la corruption, et n'est pas libre de penser. Chers lecteurs occidentaux, estimez-vous vraiment heureux de pouvoir hurler haut et fort votre haine à votre gouvernement. Ici, la liberté d'expression n'existe pas. Le peuple vit dans la peur et la jeunesse est complètement dégoutée de sa "mal-vie". Comprenez-donc pourquoi la queue est aussi longue aux ambassades des pays d'Europe comme la France. Comprenez pourquoi la France parait être un eldorado pour beaucoup d'étrangers en quête d'une vie meilleure...



Je cloturerai cet article en vous confiant ma peur de voir mon blog censuré lui-aussi comme c'est le cas de nombreux sites ici : Dailymotion, Youtube, les blogs parlant en mal de la Tunisie... Heureusement que j'ai la nationalité française et que derrière mon visage oriental qui se fond dans la masse, mes arrières sont assurés...


Vivement le retour à la maison... J-14


A bientôt pour un prochain article !

Par Leila Bouzidi - Publié dans : Les points négatifs - Communauté : ECE Bordeaux
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Commentaires

mdrrrrr on m'en avait déjà parlé de ça et oui vous avez pas de chance.. mais bon c'est une histoire bien drole à raconter qui vous aura couté 20 dinars!!
bisous et à bientot!!!
Commentaire n°1 posté par delphine le 14/03/2009 à 06h03
Mdr c'est la merde ptin -_-
l'avantage c'est qu'en cas de grosse effraction tu peux négocier avec le fric.. mais bon un caprice de flic comme ça qui nous coute 20 dinars c'est quand même abusé tsé -_-
Commentaire n°2 posté par Leila Bouzidi le 15/03/2009 à 19h24
wesh cousine c pa bien cke tu raconte sur mon bled.. fo pa descendre le bled com ça
Commentaire n°3 posté par Rachik le 19/03/2009 à 02h15
MDR bin écoute j'dis la vérité quoi.. faut pas le prendre mal, c'est le seul article "négatif" que j'ai fait de tout le blog alors qu'il y a beaucoup plus de choses que ça à dire... tu le sais bien non?
Commentaire n°4 posté par Leila Bouzidi le 19/03/2009 à 03h07
Waouh quelle photo!
Trash!
Commentaire n°5 posté par Estelle le 20/03/2009 à 12h45
c'est donc vrai ce qu'on raconte sur la non-liberté en tunisie... c'est déplorable :s et la corruption ça craint tin !
Commentaire n°6 posté par sabrina le 20/03/2009 à 15h00
Quelle histoire ! c'est ça le Maghreb ma chérie...
Commentaire n°7 posté par Karima le 21/03/2009 à 19h54
Mais oui ça pue la corruption tsé :/
Commentaire n°8 posté par Leila Bouzidi le 21/03/2009 à 20h36
RIEZ, VOUS ETES EN TUNISIE
Mdr tu parles d'un slogan, j'suis sure que celui qui l'a inventé a fait de l'ironie quoi xD et sinon pour sortir de taule on peut refiler 100 dinars aux flics ?
Commentaire n°9 posté par anne-laure le 21/03/2009 à 20h49
MDRRRR j'me demande tsé j'ai jamais testé à vrai dire -_-
Mais apparemment non, la prison c'est sérieux.. les infractions routières pas très grave font toujours objet de corruption.. mais la prison non c'est trop grave...
Commentaire n°10 posté par Leila Bouzidi le 21/03/2009 à 20h51
j'suis déjà allé en tunisie. j'avais jamais remarqué à quel point les gens souffraient là-bas... les pauvres :s
Commentaire n°11 posté par alicia le 22/03/2009 à 04h59
Hey miss ! Je vois que tu découvres les joies maghrébines :D La corruption :D Ca a son charme, lol ! Non, mais je rigole, mais c'est vrai que c'est pas drôle. Une fois avec amine, un flic nous a arreté pour avoir un peu d'argent ! c'est pas si drôle sur le coup :D Enfin bon, j'adoooooore tes articles ( à prononcer façon chouchou ! ) bisous ma belle !
Commentaire n°12 posté par Inès le 22/03/2009 à 22h59
En même temps, le flic a raison, si la voiture loué n'est pas a ton nom tu ne peux la conduire, donc 20 dinar ta fais une bonne affaire, tu devrais moins de plaindre lol, mais c'est vrai qu'il y a de la corruption, pour ce qui est de la vie la bas, je vien de ce pays, et d'apres beaucoup de membre de la famille, ils sont bien la bas, c'est sur que c'est different de la france, mais ca a son charme, au moin la bas le president est respecter et la police aussi
Commentaire n°13 posté par au faite le 07/06/2009 à 19h52
Un texte assez bien écrit et qui reflète assez bien l'affligeante réalité de ce qui ce passe dans ce pays. Félicitation pour avoir rédiger ce texte, je suis franco-tunisien et partage le même avis que le tien et bravo pour ton courage .

Allah y ralik bonne continuation Mehdi.
Commentaire n°14 posté par Mehdi le 02/09/2010 à 00h56
La Véritable Nature Du Régime Mafieux De Ben Ali
L’immolation par le feu du jeune Mohamed Bouazizi a déclenché en Tunisie une révolte sans précédent. L’immolation n’est pas un suicide, il s’agit d’un acte de courage destiné à montrer à la foule le rejet absolu des pratiques d’un pouvoir qui vous empêche littéralement de vivre et c’est bien la raison pour laquelle le peuple a décidé une fois pour toutes d’en finir avec la dictature.
Ce document est destiné à informer le lecteur de la véritable nature du régime mis en place par Ben Ali, un homme qui a distribué à son entourage immédiat les ressources du pays et qui joue le rôle d’arbitre entre les différents détenteurs des richesses, retirant aux uns et donnant aux autres dans une valse des allégeances qui l’a complètement éloigné des réalités de la Tunisie.
Cette logique du pouvoir a entraîné une si grave déliquescence des valeurs que la société dérive rapidement et sûrement vers la décadence ou alors l’intégrisme religieux, considéré comme le dernier refuge de la dignité.
Outre les mouvements de foule spontanés comme les révoltes de Redeyef en 2009 et de Sidi Bouzid qui se sont étendues à toute la république et où les slogans scandés par la foule sont dirigés contre la corruption de la famille de Ben Ali, une multitude d’écrits et d’articles ont condamné depuis 1988 les dérives du régime, qu’elles soient politiques ou financières.
Concernant les dérives politiques, il suffit de lire la déclaration du 7 novembre 1987 pour être convaincu de l’absence totale de volonté politique et cette absence est confirmée par le fait que Ben Ali accepte et couvre les pratiques mafieuses de son entourage immédiat, et ce, au vu et au su de tout le monde et avec la complicité de plusieurs membres de tous les corps de l’État.
Le dossier que nous présentons cible les opérations réalisées par l’entourage immédiat de Ben Ali. La liste n’est évidemment pas complète car quelques proches du pouvoir opèrent par l’intermédiaire de prête-noms et le suivi des opérations devient plus difficile.
Bien que l’ensemble des secteurs de l’économie du pays ait été touché par la rapacité des proches de Ben Ali, ce sont évidement les gros marchés et les meilleures entreprises du pays qui ont été visées en premier. Ainsi, les privatisations ont toutes été opérées dans l’illégalité totale et en contradiction flagrante avec la loi et les règlements.
La première grande victime de ces opérations est l’État tunisien, un État qui a été complètement vidé de sa substance par Ben Ali et son entourage, et ce, pour s’assurer de sa main-mise sur le pays en éliminant toute voix discordante et en allant jusqu’à créer de toutes pièces une opposition fantoche.
Le Comité de Salut Public
Concernant les « affaires » qui sont devenues la principale activité de Ben Ali et de son entourage, nous vous présentons ci-dessous une première liste des richesses accumulées par Ben Ali et ses proches, et ce, avec une arrogance qui nous éclaire sur la mentalité de ces individus qui n’ont aucune conscience politique, qui sont convaincus que la Tunisie leur appartient et qui se substituent à l’État.
Comme nous le verrons ci-dessous, le poids de Ben Ali et de ses proches dans l’économie du pays est de plus en plus important, ce qui fait que le jeu économique en est lourdement affecté.
Le verrouillage de l’économie empêche tout investissement et toute évolution dans les secteurs clés, ce qui entraîne un nivellement de l’économie par le bas. En clair, la gestion opaque de l’économie et la phagocytation des instruments économiques entraînent le pays vers un désastre sans précédent dans l’histoire de la Tunisie, surtout que la dénonciation de cet état de fait est impossible à cause du verrouillage total de l’information et du blocage – organisé par Abdelwahab Abdallah – de toute émergence d’une société civile.
Cette dynamique concourt très rapidement à la désintégration de la société tunisienne et à l’émergence des extrêmes.
LE SECTEUR BANCAIRE
Le clan Ben Ali a commencé son enrichissement par l’entremise des crédits sans garanties accordés par les banques nationales de développement. Ces pratiques, poussées à l’extrême, ont mis à mal ces institutions. Alors, pour avoir les coudées franches, le clan a décidé de s’approprier des institutions financières.
LA PRISE DE CONTRÔLE DE LA BANQUE INTERNATIONALE ARABE DE TUNISIE.
La prise de contrôle de la BIAT a été opérée d’une façon complètement opaque par une famille proche du pouvoir. Les frères Mabrouk ont opéré une prise de contrôle musclée de ladite banque, l’un des fleurons du secteur bancaire tunisien. La famille Mabrouk, qui était déjà fortunée sous l’ancien régime, et même avant l’Indépendance, s’est toujours assuré des liens privilégiés avec le pouvoir en place. Elle possède aujourd’hui un empire commercial et financier qui a été bâti, depuis l’union avec les Ben Ali, sur des passe-droits et des coups de pouce « venus d’en haut ».
LA PRISE DE CONTRÔLE DE LA BANQUE DE TUNISIE
La Banque de Tunisie, l’une des plus anciennes institutions bancaires du pays, connue pour son professionnalisme et son excellente gestion, est tombée dans l’escarcelle de Monsieur Belhassen Trabelsi, frère de Mme Ben Ali. La prise de contrôle de la banque a été faite d’une façon qui s’apparente à un véritable hold-up. Plusieurs grands actionnaires ont été mis devant le fait accompli et la direction de la banque a été accordée à Mme Abdallah, femme de Abdelwahab Abdallah, qui, avec Abdelaziz Ben Dhia, est l’un des deux piliers du régime, et qui est, comme nous le verrons plus loin, l’homme qui a bloqué toute émergence d’une société civile en Tunisie.
DEUX NOUVELLES BANQUES
Alors que la Banque Mondiale et le FMI dénoncent dans leurs rapports envoyés aux autorités tunisiennes le « surbanking » du pays (trop de banques par rapport aux besoins de l’économie) et évoquent la nécessité d’opérer des concentrations et des fusions des institutions bancaires, le gouvernement, par l’intermédiaire du gouverneur de la banque centrale, délivre deux licences de banque à deux gendres du président, la Banque Zitouna pour M. Matri et la MEDIOBANCA pour M. Slim Zarrouk.
La privatisation de la banque du sud
Il ne s’agit pas ici de la prise de contrôle d’une banque, mais d’un délit d’initié qui a privé l’Etat d’un revenu considérable au profit de la famille. Il faut rappeler que la vente de la Banque du Sud au groupe hispano-marocain ATTIJARI BANK s’est faite à travers un délit d’initié coopté par l’État : Sakhr el Matri, gendre de Ben Ali a acheté à bas prix une part des actions de la Banque du Sud et les a revendues, avec une grosse plus value, au moment de l’OPA lancée par le groupe hispano-marocain.
Commission de contrôle des transferts à la banque centrale
D’énormes abus ont été constatés en matière de transfert d’argent à l’étranger, des mouvements de fond de plusieurs centaines de milliards sont effectués en totale contradiction avec la loi tunisienne des transferts de devise.
Une commission d’enquête doit être organisée pour arrêter ce fléau de fuite de devises dont bénéficient Ben Ali et ses proches.
L’Effacement des dettes, un privilège du prince
Comme nous allons le voir dans cet exemple, le pouvoir utilise les institutions bancaires nationales pour des raisons purement familiales. C’est ainsi qu’après le refus des parents Mhenni de voir leur fille épouser un membre de sa famille, Ben Ali, pour les « forcer » à accepter ce mariage, a annulé toutes les dettes de M. Raouf Mhenni, qui a aussitôt admis l’alliance !
Le secteur des transports
La société Ennakl :
Volkswagen – audi – porsche – seat – KIA
La société nationale Ennakl a été quasiment offerte au gendre de Ben Ali, Sakhr el Matri, qui sans aucun apport personnel, par l’intermédiaire de crédits accordés (sans aucune garantie) par la BNA, s’est retrouvé à la tête de cette entreprise. Aux dernières nouvelles, le chèque de 17 millions de dinars déposé par Sakhr el Matri en garantie au ministère des Finances n’aurait pas été versé à ce jour.
Il faut également mentionner le fait que selon les experts, la valeur réelle de l’entreprise serait au minimum de 300% supérieure à la valeur de la transaction.
Dès la prise de contrôle de cette société par M. Matri, les licences d’importation de véhicules, qui étaient accordées au compte-gouttes selon les besoins du pays, ont été données à tour de bras et on en est même arrivés à importer des Porsche qui coûtent un peu moins de 500 mille dinars ! Ce qui constitue une absurdité absolue dans un pays comme la Tunisie.
Concernant KIA, des industriels coréens sont venus pour monter en Tunisie une industrie de fabrication de pièces détachées, et encore une fois, c’est un proche de Ben Ali, Sakhr el Matri, qui s’est approprié la licence d’importation et de distribution des véhicules.
LA SOCIÉTÉ LE MOTEUR
Mercedes – fiat…
La Société LE MOTEUR, l’un des fleurons de l’État, propriétaire des « cartes » MERCEDES et FIAT, entre autres, a été privatisée dans des conditions très obscures au bénéfice de Cyrine Ben Ali et de son époux Marouane Mabrouk.
La décision de privatisation a été suivie par la mise à l’écart du Secrétaire d’État a la privatisation à cause du fait qu’il ait
Commentaire n°15 posté par Didouni Jamel le 17/01/2011 à 13h21

Profil

  • Leila Nasri
  • La Tunisie aux yeux d'une ecéenne franco-algérienne...
  • Femme
  • 28/02/1990
  • voyage stage Méditerranée école de commerce contrôle de gestion
  • Jeune diplômée d'école de commerce depuis juillet 2011, à la recherche de son premier emploi de contrôleur de gestion. En stage durant 3 mois à la STEG en Tunisie en 2009 et revenue en Tunisie en Août 2011 après la révolution.

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