Partager l'article ! L'inévitable corruption...: Nous nous sommes fait arrêter ! Il fallait bien que ça arrive... La police présente à beaucoup de rond-point ...
Nous nous sommes fait arrêter
! Il fallait bien que ça arrive... La police présente à beaucoup de rond-points fait son repérage routinier... Quels automobilistes va-t-elle bien pouvoir escroquer? Mon mari le craignait, c'est
arrivé. Nous nous sommes fait arrêter pour un "controle routinier d'identité" comme ils disent en France.. Ici ça serait plutôt "une petite partie de machine à sous"... Nous n'étions pas en
règle. d'après Monsieur le policier. Et oui parce que mon cher mari a eu son permis le 28 Février 2009 et nous étions le 11 Mars. La loi tunisienne stipule que le permis provisoire que l'on vous
attribue juste après l'examen réussi de la pratique de la conduite n'est valable que quinze jours à partir de la date d'obtention du permis, passée cette date, il faut avoir en sa possession le
permis définitif que l'on vous attribue au centre d'examen préfectural.
La tunisie connaît une grave dérive autoritaire, les libertés publiques et individuelles sont constamment
violées et les partis politiques, les associations et les médias sont réduits au silence.
Le peuple est victime de la loi du non-dit, de la pauvreté, de la corruption, et n'est pas libre de penser. Chers lecteurs occidentaux, estimez-vous vraiment heureux de pouvoir hurler haut et fort votre haine à votre gouvernement. Ici, la liberté d'expression n'existe pas. Le peuple vit dans la peur et la jeunesse est complètement dégoutée de sa "mal-vie". Comprenez-donc pourquoi la queue est aussi longue aux ambassades des pays d'Europe comme la France. Comprenez pourquoi la France parait être un eldorado pour beaucoup d'étrangers en quête d'une vie meilleure...
Je cloturerai cet article en vous confiant ma peur de voir mon blog censuré lui-aussi comme c'est le cas de
nombreux sites ici : Dailymotion, Youtube, les blogs parlant en mal de la Tunisie... Heureusement que j'ai la nationalité française et que derrière mon visage oriental qui se fond dans la masse,
mes arrières sont assurés...
Vivement le retour à la maison... J-14
A bientôt pour un prochain article !
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bisous et à bientot!!!
l'avantage c'est qu'en cas de grosse effraction tu peux négocier avec le fric.. mais bon un caprice de flic comme ça qui nous coute 20 dinars c'est quand même abusé tsé -_-
Trash!
Mdr tu parles d'un slogan, j'suis sure que celui qui l'a inventé a fait de l'ironie quoi xD et sinon pour sortir de taule on peut refiler 100 dinars aux flics ?
Mais apparemment non, la prison c'est sérieux.. les infractions routières pas très grave font toujours objet de corruption.. mais la prison non c'est trop grave...
Allah y ralik bonne continuation Mehdi.
L’immolation par le feu du jeune Mohamed Bouazizi a déclenché en Tunisie une révolte sans précédent. L’immolation n’est pas un suicide, il s’agit d’un acte de courage destiné à montrer à la foule le rejet absolu des pratiques d’un pouvoir qui vous empêche littéralement de vivre et c’est bien la raison pour laquelle le peuple a décidé une fois pour toutes d’en finir avec la dictature.
Ce document est destiné à informer le lecteur de la véritable nature du régime mis en place par Ben Ali, un homme qui a distribué à son entourage immédiat les ressources du pays et qui joue le rôle d’arbitre entre les différents détenteurs des richesses, retirant aux uns et donnant aux autres dans une valse des allégeances qui l’a complètement éloigné des réalités de la Tunisie.
Cette logique du pouvoir a entraîné une si grave déliquescence des valeurs que la société dérive rapidement et sûrement vers la décadence ou alors l’intégrisme religieux, considéré comme le dernier refuge de la dignité.
Outre les mouvements de foule spontanés comme les révoltes de Redeyef en 2009 et de Sidi Bouzid qui se sont étendues à toute la république et où les slogans scandés par la foule sont dirigés contre la corruption de la famille de Ben Ali, une multitude d’écrits et d’articles ont condamné depuis 1988 les dérives du régime, qu’elles soient politiques ou financières.
Concernant les dérives politiques, il suffit de lire la déclaration du 7 novembre 1987 pour être convaincu de l’absence totale de volonté politique et cette absence est confirmée par le fait que Ben Ali accepte et couvre les pratiques mafieuses de son entourage immédiat, et ce, au vu et au su de tout le monde et avec la complicité de plusieurs membres de tous les corps de l’État.
Le dossier que nous présentons cible les opérations réalisées par l’entourage immédiat de Ben Ali. La liste n’est évidemment pas complète car quelques proches du pouvoir opèrent par l’intermédiaire de prête-noms et le suivi des opérations devient plus difficile.
Bien que l’ensemble des secteurs de l’économie du pays ait été touché par la rapacité des proches de Ben Ali, ce sont évidement les gros marchés et les meilleures entreprises du pays qui ont été visées en premier. Ainsi, les privatisations ont toutes été opérées dans l’illégalité totale et en contradiction flagrante avec la loi et les règlements.
La première grande victime de ces opérations est l’État tunisien, un État qui a été complètement vidé de sa substance par Ben Ali et son entourage, et ce, pour s’assurer de sa main-mise sur le pays en éliminant toute voix discordante et en allant jusqu’à créer de toutes pièces une opposition fantoche.
Le Comité de Salut Public
Concernant les « affaires » qui sont devenues la principale activité de Ben Ali et de son entourage, nous vous présentons ci-dessous une première liste des richesses accumulées par Ben Ali et ses proches, et ce, avec une arrogance qui nous éclaire sur la mentalité de ces individus qui n’ont aucune conscience politique, qui sont convaincus que la Tunisie leur appartient et qui se substituent à l’État.
Comme nous le verrons ci-dessous, le poids de Ben Ali et de ses proches dans l’économie du pays est de plus en plus important, ce qui fait que le jeu économique en est lourdement affecté.
Le verrouillage de l’économie empêche tout investissement et toute évolution dans les secteurs clés, ce qui entraîne un nivellement de l’économie par le bas. En clair, la gestion opaque de l’économie et la phagocytation des instruments économiques entraînent le pays vers un désastre sans précédent dans l’histoire de la Tunisie, surtout que la dénonciation de cet état de fait est impossible à cause du verrouillage total de l’information et du blocage – organisé par Abdelwahab Abdallah – de toute émergence d’une société civile.
Cette dynamique concourt très rapidement à la désintégration de la société tunisienne et à l’émergence des extrêmes.
LE SECTEUR BANCAIRE
Le clan Ben Ali a commencé son enrichissement par l’entremise des crédits sans garanties accordés par les banques nationales de développement. Ces pratiques, poussées à l’extrême, ont mis à mal ces institutions. Alors, pour avoir les coudées franches, le clan a décidé de s’approprier des institutions financières.
LA PRISE DE CONTRÔLE DE LA BANQUE INTERNATIONALE ARABE DE TUNISIE.
La prise de contrôle de la BIAT a été opérée d’une façon complètement opaque par une famille proche du pouvoir. Les frères Mabrouk ont opéré une prise de contrôle musclée de ladite banque, l’un des fleurons du secteur bancaire tunisien. La famille Mabrouk, qui était déjà fortunée sous l’ancien régime, et même avant l’Indépendance, s’est toujours assuré des liens privilégiés avec le pouvoir en place. Elle possède aujourd’hui un empire commercial et financier qui a été bâti, depuis l’union avec les Ben Ali, sur des passe-droits et des coups de pouce « venus d’en haut ».
LA PRISE DE CONTRÔLE DE LA BANQUE DE TUNISIE
La Banque de Tunisie, l’une des plus anciennes institutions bancaires du pays, connue pour son professionnalisme et son excellente gestion, est tombée dans l’escarcelle de Monsieur Belhassen Trabelsi, frère de Mme Ben Ali. La prise de contrôle de la banque a été faite d’une façon qui s’apparente à un véritable hold-up. Plusieurs grands actionnaires ont été mis devant le fait accompli et la direction de la banque a été accordée à Mme Abdallah, femme de Abdelwahab Abdallah, qui, avec Abdelaziz Ben Dhia, est l’un des deux piliers du régime, et qui est, comme nous le verrons plus loin, l’homme qui a bloqué toute émergence d’une société civile en Tunisie.
DEUX NOUVELLES BANQUES
Alors que la Banque Mondiale et le FMI dénoncent dans leurs rapports envoyés aux autorités tunisiennes le « surbanking » du pays (trop de banques par rapport aux besoins de l’économie) et évoquent la nécessité d’opérer des concentrations et des fusions des institutions bancaires, le gouvernement, par l’intermédiaire du gouverneur de la banque centrale, délivre deux licences de banque à deux gendres du président, la Banque Zitouna pour M. Matri et la MEDIOBANCA pour M. Slim Zarrouk.
La privatisation de la banque du sud
Il ne s’agit pas ici de la prise de contrôle d’une banque, mais d’un délit d’initié qui a privé l’Etat d’un revenu considérable au profit de la famille. Il faut rappeler que la vente de la Banque du Sud au groupe hispano-marocain ATTIJARI BANK s’est faite à travers un délit d’initié coopté par l’État : Sakhr el Matri, gendre de Ben Ali a acheté à bas prix une part des actions de la Banque du Sud et les a revendues, avec une grosse plus value, au moment de l’OPA lancée par le groupe hispano-marocain.
Commission de contrôle des transferts à la banque centrale
D’énormes abus ont été constatés en matière de transfert d’argent à l’étranger, des mouvements de fond de plusieurs centaines de milliards sont effectués en totale contradiction avec la loi tunisienne des transferts de devise.
Une commission d’enquête doit être organisée pour arrêter ce fléau de fuite de devises dont bénéficient Ben Ali et ses proches.
L’Effacement des dettes, un privilège du prince
Comme nous allons le voir dans cet exemple, le pouvoir utilise les institutions bancaires nationales pour des raisons purement familiales. C’est ainsi qu’après le refus des parents Mhenni de voir leur fille épouser un membre de sa famille, Ben Ali, pour les « forcer » à accepter ce mariage, a annulé toutes les dettes de M. Raouf Mhenni, qui a aussitôt admis l’alliance !
Le secteur des transports
La société Ennakl :
Volkswagen – audi – porsche – seat – KIA
La société nationale Ennakl a été quasiment offerte au gendre de Ben Ali, Sakhr el Matri, qui sans aucun apport personnel, par l’intermédiaire de crédits accordés (sans aucune garantie) par la BNA, s’est retrouvé à la tête de cette entreprise. Aux dernières nouvelles, le chèque de 17 millions de dinars déposé par Sakhr el Matri en garantie au ministère des Finances n’aurait pas été versé à ce jour.
Il faut également mentionner le fait que selon les experts, la valeur réelle de l’entreprise serait au minimum de 300% supérieure à la valeur de la transaction.
Dès la prise de contrôle de cette société par M. Matri, les licences d’importation de véhicules, qui étaient accordées au compte-gouttes selon les besoins du pays, ont été données à tour de bras et on en est même arrivés à importer des Porsche qui coûtent un peu moins de 500 mille dinars ! Ce qui constitue une absurdité absolue dans un pays comme la Tunisie.
Concernant KIA, des industriels coréens sont venus pour monter en Tunisie une industrie de fabrication de pièces détachées, et encore une fois, c’est un proche de Ben Ali, Sakhr el Matri, qui s’est approprié la licence d’importation et de distribution des véhicules.
LA SOCIÉTÉ LE MOTEUR
Mercedes – fiat…
La Société LE MOTEUR, l’un des fleurons de l’État, propriétaire des « cartes » MERCEDES et FIAT, entre autres, a été privatisée dans des conditions très obscures au bénéfice de Cyrine Ben Ali et de son époux Marouane Mabrouk.
La décision de privatisation a été suivie par la mise à l’écart du Secrétaire d’État a la privatisation à cause du fait qu’il ait